samedi 30 avril 2011

25. Et si tout recommençait par des chansons ?


On dit qu'en France tout finit par des chansons. Pour moi la chanson n'est pas un art mineur, forme moderne de la poésie, elle fait partie de la littérature. Comme j'ai très vite aimé ce tendre anarchiste, qu'il fait l'objet d'une exposition remarquable à la Cité de la Musique à Paris, à l'occasion du trentième anniversaire de la disparition de son enveloppe corporelle, comme c'est aujourd'hui le premier mai, que sera revenu le temps du muguet et celui des cerises, je choisis d'évoquer d'abord Georges Brassens.


L'entretien Brassens-Brel-Ferré. C'est par l'écoute de ce document audio intégral sur Dailymotion que je vous propose de commencer ce parcours dans la vie et l'oeuvre de Georges Brassens, à travers les (très nombreux) sites de la toile qui les évoquent.
En prenant le temps de les parcourir un à un, je vous propose de rajouter ici au fil de la semaine à venir un site par jour. Toute suggestion de votre part est la bienvenue.
                             
                                   Marcel Amont chante Le Chapeau de Mireille
 Ecoute gratuite (deezer).
Une autre chanson de Georges chantée par un autre de ses amis :
                                
 L'association PASSAGE a créé un site qui se veut un point de rencontre entre tous ceux dans le monde qui souhaitent que l'oeuvre de Georges Brassens soit mieux connue et reconnue hors de la francophonie.

"Défense de déposer de la musique au pied de mes vers !". Georges Brassens est l'un de ceux qui n'auront pas respecté l'interdit de Victor Hugo, en mettant en musique son poème "Gastibelsa"(L'Homme à la carabine)- pièce XXII du recueil "Les rayons et les ombres" (1837)
                                 
Brassens : analyse des textes de ses chansons. Tous derrière, et lui, devant :
                                   
Un entretien de Philippe Nemo (un pseudo décidément fort prisé...) avec Georges sur France Culture (sur le forum de ce site). Et un dialogue court et courtois entre Ferrat et Brassens sur l'engagement(video ina) 


                                  

Et en ce samedi 7 mai 2011, dédicace spéciale aux Verdunois, aux Verdunoises et à Marc Villemain, l'auteur du "Pourceau, le Diable et la Putain". Editions Quidam. 12 euros.


                                  

Et cet autre site intéressant avec biographie, discographie, paroles et videos des chansons classées par ordre alphabétique.
Charles Trénet et Georges.

Et puis, tiens, on va rester encore (au moins) une semaine dans la chanson, en explorant maintenant l'univers de Jacques Brel, en (re)commençant par une de ces dernières : "Les Marquises" (si vous lisez LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN, ce qui est, par ailleurs, fortement conseillé, vous saurez pourquoi je (re)commence par celle-là...).

Jacques Brel aux Marquises (blog)

   
                                                                  Deezer (écoute gratuite)

Brel comédien...J'suis Peugeot...



Et maintenant (samedi 14 mai 2011) abordons le monde de Leo (Ferré) sur ou dans la Toile :



Site officiel (un peu tristounet...)


   


                                             

                                           

                                           






Un autre site. consacré à Léo Ferré


Pour élargir le champ de vos recherches à la chanson française voir le site de la B.N.F

Le 3 octobre 2011 : Un peu de Nougaro, un autre de mes chanteurs favoris, Paris MAI.
le 14 novembre 2011, où il s'avère que je t'aime et que de deux mots il faut choisir le mot Indre, un citation de ce cher  René Loir.
Le 9 décembre 2011, troisième anniversaire de la mort de 


Le 4 janvier 2012, publication de LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN. LIVRE UN. Chapitre 4. Toi que voilà.



lundi 25 avril 2011

24. Pause pascale (2)

    
Le dimanche 13 novembre 2011, où le petit âne de D... poursuit son bonhomme de chemin... Et cet âne, rit ... surtout des siennes... il s'applique à devenir ce qu'il aura toujours été, il devient ce qu'il est depuis toujours.
Eh oui, le jeudi 8 décembre 2011, il se confirme en ce JOUR UN. 24. que celui qu'il aura été est et sera.


3 janvier 2012, je découvre un nouveau blog, très beau... Grâce au blog Fine stagione et ses voeux pour le nouvel an.
et propose LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN. LIVRE UN. CHAPITRE 3. Une foi n'est pas coutume

vendredi 15 avril 2011

23. Pause PHILO

La suite sur le blog de S.K. (qui en tient deux autres tout aussi passionnants et riches ici)
Le 12 novembre 2011, où je me souviens que longtemps j'aurai rêvé que le 12 novembre  devienne la Journée Internationale du Bonheur.



                                            Le mercredi 7 décembre est le JOUR UN. 23.
Le 2 janvier 2012, LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN. LIVRE UN. Chapitre 2. Le train où vont les choses.

samedi 9 avril 2011

22. Alice au Pays de la Toile.

  


Un dossier Lewis Carroll (dans la Revue des Ressources).
Alice au cinéma (de Disney à Disney)
video(s)
Le vendredi 11 novembre 2011 où nous nous attendons, d'un moment à l'autre à passer de l'autre côté... Et à 11 H 11, une pensée pour Pierre (Desproges).



Mardi (DI.UN.22 ou 6 décembre 2011), ça y est, nous y sommes, vraiment, de l'autre côté du miroir, sur l'autre rive, d'où nous voyons bien cependant, l'autre rive, qui est la même...
Le 1er janvier 2012, après la mise en ligne du prologue/épilogue de LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN, intitulé ANNA O. LEO NEMO ou L'OR DU TEMPS, en 11 chapitres du 21.12. 2011 au 31.12. 2011., je profite d'un arrêt de travail pour maladie (une phlébite survenue le 19.12. 2011), pour mettre en ligne le début de LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN. LIVRE UN. CHAPITRE 1. Gueule de bois-sans-soif. 

samedi 2 avril 2011

21. 2011 : Gallimard et Maurice Nadeau fêtent leur 100 ans.

Le 21 mai 2011,  j'aurai fêté mes 100 ans. Enfant de l'avant-guerre (14-18 celle qu'on préfère...), je n'aurai aperçu mon père que quelques instants, je me souviens, vaguement, de lui, son casque, au retour d'une permission, il repart, vers les tranchées, dont il ne revient pas... J'ai 5 ans, je suis orphelin, pupille de la nation, ma mère, illettrée, obligée de faire des ménages, veut me voir devenir instituteur pour lui apprendre à lire... Ce qui va arriver, (dès mon cours préparatoire je lui apprends à déchiffrer), et plus tard, pour bien d'autres personnes à qui et avec qui je vais apprendre à lire... A la fin de la guerre, la deuxième (39-45), comme le temps passe, rythmé, comme toujours au XXe tome, par la guerre (résistant, j'échappe de peu à la déportation), je me lance dans l'édition, après avoir été instituteur, normalien, et, pour une brève durée, professeur de lettres.
Trotskyste, peu enclin au profit immédiat,  plus passionné par la littérature en soi que par la révolution en elle-même, je deviens, peu à peu, après des débuts de journaliste et critique littéraire à Combat sous la houlette de Pascal Pia, un des éditeurs de la place de Paris qui comptent ( mais n'ont pas le sens du profit matèriel ), celui que tous les auteurs seront amenés à rencontrer sur le chemin de l'édition de leur livre quand tous les autres éditeurs auront fait la grimace et qui va  les voir (presque tous) repartir quand plus personne ne doute de leur talent.
Je continue à diriger ma maison d'édition et ma revue La Quinzaine littéraire dans laquelle je rédige toujours mon  Journal en public.
Quant à Gallimard, c'est un peu le contraire. Bien que cette vénérable institution fête comme Maurice, ses 100 ans,elle fait figure de contre-modèle de génie commerçant, sachant très souvent bien mieux repèrer les auteurs qui rapportent, à retardement...
Maurice Nadeau qui aura eu 100 ans le 21 mai 2011.
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Une liste des auteurs découverts ou révélés par Maurice Nadeau
Robert Antelme, Arrabal, Roland Barthes, Georges Bataille, Samuel Beckett, Tahar Ben Jelloun, Walter Benjamin, Thomas Bernhard, Hector Bianciotti, Jorge Luis Borges, Louis-Ferdinand Céline, Chalamov, René Char, Cioran, Coetzee, Stig Dagerman, James Patrick Donleavy, Jean Douassot ( Fred Deux), Lawrence Durrel, Claire Etcherelli, Lawrence Ferlinghetti, Carlos Fuentes, Witold Gombrowicz, Louis Guilloux, John Hawkes, Michel Houellebecq, Henry James, Jack Kerouac, Arthur Koestler, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Michel Leiris , Malcolm Lowry, Janine Matillon, Mezz Mezzrow, Henri Michaux, Henry Miller, Edgar Morin, Pierre Notte, René de Obaldia,  Pier Paolo Pasolini, Octavio Paz, Georges Perec, Raymond Queneau, Angelo Rinaldi, David Rousset,  Nelly Sachs, Nathalie Sarraute, Bruno Schulz, Leonardo Sciascia, Claude Simon, Alexandre Soljenitsyne, Richard Wright.
Une liste (non exaustive) des auteurs recalés et récupérés (ou pas) par Gallimard : Louis -Ferdinand  Céline, Marcel Proust, Henri Michaux, Henry Miller, René Char, Maurice Blanchot, Julien Gracq, Nathalie Sarraute...
Antoine Gallimard (petit-fils de Gaston Gallimard, le fondateur des éditions du même nom).
Le 10 novembre 2011, où, après la pluie survient une étonnante clarté...
Le 5 décembre, un lundi, est le Di. UN. 21. Tout se précise. Enchanté & enchanteur.
Le 31 décembre 2011 : Meilleurs voeux !


samedi 26 mars 2011

20. MILAN KUNDERA. Vocation : romancier.


Je relis le court essai de Sartre "Qu'est-ce qu'écrire ?". Pas une fois il n'utilise les mots roman, romancier. Il ne parle que de l'écrivain de la prose. Distinction juste :
L'écrivain a des idées originales et une voix inimitable. Il peut se servir de n'importe quelle forme (roman compris) et tout ce qu'il écrit, étant marqué par sa pensée, porté par sa voix, fait partie de son oeuvre. Rousseau, Goethe, Chateaubriand, Gide, Camus, Malraux.
Le romancier ne fait pas grand cas de ses idées. Il est un découvreur qui, en tatônnant, s'efforce à dévoiler un aspect inconnu de l'existence. Il n'est pas fasciné par sa voix mais par une forme qu'il poursuit, et seules les formes qui répondent aux exigences de son rêve font partie de son oeuvre. Fielding, Sterne, Flaubert, Proust, Faulkner, Céline. L'écrivain s'inscrit sur la carte spirituelle de son temps, de sa nation, sur celle de l'histoire des idées. Le seul contexte où l'on peut saisir la valeur du roman est celui de l'histoire du roman. Le romancier n'a de compte à rendre à personne sauf à Cervantes. (Milan Kundera, L'Art du roman, 1986).


                               


Après 1948, pendant les années de la révolution communiste de mon pays natal, j'ai compris le rôle éminent que joue l'aveuglement lyrique au temps de la Terreur qui, pour moi, était l'époque où "le poète régnait avec le bourreau" (La vie est ailleurs). J'ai pensé alors à Maïakovski; pour la révolution russe, son génie avait été aussi indispensable que la police de Dzerjinski. Lyrisme, lyrisation font partie intégrante de ce qu'on appelle le monde totalitaire; ce monde, ce n'est pas le goulag, c'est le goulag dont les murs extèrieurs sont tapissés de vers et devant lesquels on danse.
Plus que la Terreur, la lyrisation de la Terreur fut pour moi un traumatisme. A jamais, j'ai été vacciné contre toutes les tentations lyriques. La seule chose que je désirais alors profondément, avidement, c'était un regard lucide et désabusé. Je l'ai trouvé enfin dans l'art du roman. C'est pourquoi être romancier fut pour moi plus que pratiquer un"genre littéraire" parmi d'autres; ce fut une attitude, une sagesse, une position; une position excluant toute identification à une politique, à une religion, à une idéologie, à une morale, à une collectivité; une non-identification consciente, opiniâtre, enragée, conçue non pas comme évasion ou passivité, mais comme résistance, défi, révolte; J'ai fini par avoir ces dialogues étranges : "Vous êtes communiste, monsieur Kundera ? - Non, je suis romancier." "Vous êtes dissident ? - Non, je suis romancier." Vous êtes de gauche ou de droite ? - Ni l'un ni l'autre. Je suis romancier." (Milan Kundera, Les testaments trahis, 1993).
                                               
                                  

(...) les mots "la fin de l'Histoire" n'ont jamais provoqué en moi ni angoisse, ni déplaisir. Comme il serait délicieux de l'oublier, celle qui a épuisé la sève de nos courtes vies pour l'asservir à se inutiles travaux, comme il serait beau d'oublier l'Histoire ! (La vie est ailleurs). Si elle doit finir (bien que je ne sache pas imaginer in concreto cette fin dont aiment parler les philosophes) qu'elle se dépêche ! Mais la même formule, "la fin de l'histoire", appliquée à l'art me serre le coeur. Cette fin, je ne sais que trop bien l'imaginer car la plus grand epartie de la production romanesque d'aujourd'hui est faite de roman hors de l'histoire du roman : confessions romancées, reportages romancés, règlements de compte romancés, autobiographies romancées, indiscrétions romancées, dénonciations romancées, leçons politiques romancées, agonies du mari romancées, agonies du père romancées, agonies de la mère romancées, déflorations romancées, accouchement romancés, romans ad infinitum, jusqu'à la fin des temps, sui ne disent rien de nouveau, n'ont aucune ambitions esthétique, n'apportent aucun changement ni à notre compréhension de l'homme ni à la forme romanesque, se ressemblent l'un l'autre, sont parfaitement consommables le matin, parfaitement jetables le soir. (Milan Kundera, Les testaments trahis, 1993)

                                 

                                                         150 citations. Voir également l'article de Didier Jacob. Et écouter l'émission Répliques (France Culture)
Le 9 novembre 2011 où l'on se souvient de la mort d'Yves Montand, où je participe au café-philo de Marc Alpozzo sur le thème de l'amitié, au Bar des Oiseaux, à Nice.
Le 4 décembre 2011, JOUR UN. 20 n'est pas un sombre dimanche...
                                
                                          Le site d'Erwens erwens
Le 30 décembre 2011

                             

samedi 19 mars 2011

19. Cher Antoine, Vive le rugby (quand même).



Tu te définis toi-même comme un buveur qui écrit (mais tu te vantes), professeur de philo bégayeur, tu aurais commencé à boire, selon ta légende, en attendant dans un bistrot, la naissance de ta fille, tu affirmes qu'une légère ivresse améliore les relations humaines, (on boit en compagnie, mais on est saoul tout seul, ajoutes-tu), jamais candidat à l'Académie française, car il y a trop de bars entre le Quai-Voltaire et le Quai-Conti.
L'ami Antoine, bien sûr tu approuves que je t'appelle l'ami, Antoine, bien que nous ne soyons ivres, en ce moment, ni l'un, ni l'autre, ou alors seulement, selon les recommandations de l'ami Charles, un ami commun, ivres de poésie ou de vertu, je te dessine aujourd'hui cette lettre et te recommande la lecture de quelques blogues de rugby, dont je suis parfois l'hôte et dont, tu peux apprécier, parvenu aujourd'hui, à la sapience suprême, la science conjuguée à l'humour...

D'abord, tout seigneur, Nicerugby, un des premiers blogues où j'aurai débarqué, en 2007, sous le pseudo d'Annaorlova, et où se révèlent les talents de plume de ceux qui seront devenus des amis, Julien Schramm, Rodolphe Rolland, Michel Desfontaines, et quelques autres émérites commentateurs (Christian Dubuis Santini, l'ombrageux Toulonnais zizekophile, Eric "Redondo"etc).

 Puis je te signale Le Blog du Pilier, un style inimitable de systémicien taoïste nourri aux mamelles de Céline et San Antonio...

Celui de "Comme Fou", Richard Escot, un journaliste de l'Equipe, à l'ironie mordante, aux jeux de mots dévastateurs, (tu pourras trouver dans sa liste, un lot d'autres blogues centrés sur le rugby).


Celui, enfin, de Léon, que je ne te présente plus...



Comment se fait-il, vraiment, que tous ces blogueurs s'intéressent autant à la littérature ? J'attends de ta part une prompte réponse, malgré l'état brouillon du monde, toi qui auras dit que pour écrire on n' a besoin que d'un crayon et d'une corbeille à papier, tout le reste n'étant que litres et ratures




P. S. Où je relis ma lettre, aujourd'hui, le 8 novembre 2011, le monde, oui, est rempli de litres (de sang) et de ratures (à l'arme lourde), tout est à refaire, c'est malin, vive la littérature (et le rugby...), un bon coup de mer aura ponctué cette reconstruction. Quand la mer monte... A Nice.
Le samedi 3 décembre 2011, la bascule dans l'Azur est définitive.
Le 29 décembre 2011: Dans la gare divine tout le monde va descendre, c'est la gare la plus proche, près de votre coeur, tout près (chuuuuut, c'est un secret...)